A l’occasion de la sixième édition du #challengeAZ, animée par la communauté des généalogistes, archivistes et autres passionnés d’histoire, j’ai décidé en ce Centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 de partager quelques-unes des 600 biographies des Morts de la Grande guerre des communes de Romorantin et Lanthenay. Elles sont tirées du bulletin spécial de la Société d’art, d’histoire et d’archéologie de la Sologne dont je suis l’auteur (n°201, 4ème trimestre 2015, toujours en vente à Romorantin-Lanthenay). Ce projet avait reçu le label de la Mission du Centenaire de la première guerre mondiale.

La commune a-t-elle oublié l’un de ses enfants ?

Arthur FRAUDET est né le 19 octobre 1887 à Romorantin. Il est le fils de père non dénommé et de Célestine Rosalie FOURNEAU (32 ans, ouvrière en confection). L’enfant a été reconnu et légitimé par le mariage contracté entre Léon Stanislas FRAUDET, couvreur, et Célestine Rosalie FOURNEAU le 20 avril 1889 à la mairie de Romorantin. Au moment de son recensement au titre des obligations militaires (classe 1907, bureau d’Orléans, matricule 170), il résidait à Paris et exerçait la profession de chaudronnier. Il avait épousé Léa Marguerite DURAND le 23 novembre 1912 à la mairie d’Orléans (Loiret). Dans la réserve de l’armée active au moment de la mobilisation, Arthur FRAUDET est rappelé à l’activité par le décret du 1er août 1914 portant mobilisation générale. Il prend part à la campagne contre l’Allemagne à partir du 4 août 1914 en qualité de caporal (1911). Affecté au sein du 331ème RI, Arthur FRAUDET est décédé des suites de blessures de guerre le 6 septembre 1914 à l’hôpital temporaire n°1, boulevard Victor Hugo à Troyes (Aube).

Son acte de décès est dressé le 7 septembre 1914 avant d’être transcrit le 4 juin 1917 dans le registre des décès de la mairie d’Orléans puis rectifié par un jugement du Tribunal civil d’Orléans le 16 janvier 1918. Arthur FRAUDET est inhumé à Suippes (Marne) dans la nécropole nationale « la Ferme de Suippes » (tombe individuelle, carré 14/18 Troyes, numéro 1138). Il résidait à Orléans, 2 rue Charles Coudière.

Décoré à titre posthume de la médaille militaire, Arthur FRAUDET a été cité (ordre inconnu) : « blessé, le 2 septembre 1914 et décédé des suites de ses blessures, le 6 septembre 1914, à l’hôpital n°1 à Troyes, en contre-attaquant avec un groupe d’hommes dont il avait pris le commandement ».

Si le nom d’Arthur FRAUDET ne figure sur aucun monument aux morts de la ville de Romorantin-Lanthenay, il figure en revanche sur une plaque commémorative posée dans l’église Saint-Laurent (Orléans) ainsi que dans le projet de livre d’or de la ville d’Orléans.

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