A l’occasion de la sixième édition du #challengeAZ, animée par la communauté des généalogistes, archivistes et autres passionnés d’histoire, j’ai décidé en ce Centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 de partager quelques-unes des 600 biographies des Morts de la Grande guerre des communes de Romorantin et Lanthenay. Elles sont tirées du bulletin spécial de la Société d’art, d’histoire et d’archéologie de la Sologne dont je suis l’auteur (n°201, 4ème trimestre 2015, toujours en vente à Romorantin-Lanthenay). Ce projet avait reçu le label de la Mission du Centenaire de la première guerre mondiale.

Le rôle de la Croix rouge dans l’information des familles

Henri Jacques KIEFNER est né le 1er mai 1882 à Paris (9ème arrondissement), au domicile de Marguerite CHOQUET (sage-femme) 15 rue Rodier. Il est le fils de père non dénommé et de Marie Elisa KIEFNER (25 ans, domestique). Il est un ancien élève de l’assistance publique du département de la Seine. Au moment de son recensement au titre des obligations militaires (classe 1902, bureau de Bourges, matricule 901), il résidait à Genouilly (Cher) et exerçait la profession de domestique. Il avait épousé Marcelle HABAULT le 4 août 1913 à la mairie de Romorantin. Henri Jacques KIEFNER se rengage pour une durée de 3 ans en 1906. Manquant à l’appel au titre du 109ème RI le 16 juillet 1907, il est déclaré déserteur le 23 juillet 1907. Sous une fausse identité, Henri Jacques KIEFNER s’engage comme volontaire pour une durée de cinq ans au sein de la légion étrangère le 2 octobre 1907. Il se rengage pour un an à compter du 2 octobre 1912. Après s’être présenté au 109ème RI le 7 avril 1913, il est déclaré « non coupable de vol militaire et de désertion en temps de paix » par le Conseil de guerre permanent de la 7ème région militaire le 6 mai 1913. Il est cependant tenu d’honorer l’engagement pris en 1906 au titre du 109ème RI. Le 1er août 1914, Henri Jacques KIEFNER prend part aux opérations de couverture. Dans l’armée active au moment de la mobilisation, Henri Jacques KIEFNER prend part à la campagne contre l’Allemagne à partir du 2 août 1914. Sergent-major au sein du 109ème RI, 4ème compagnie, Henri Jacques KIEFNER est tué à l’ennemi le 19 août 1914 dans la commune de Schirmeck (Bas-Rhin).

Sans nouvelle de sa part, son épouse domiciliée 37 rue Jeanne d’Arc à Chaumont (Haute-Marne) adresse une demande de renseignement à l’agence internationale des prisonniers de guerre. Le rapprochement des fiches de demande et des fiches d’index permet à l’agence internationale des prisonniers de guerre d’identifier Henri Jacques KIEFNER dans une liste des plaques d’identité militaire collectées après la bataille des Vosges à l’automne 1914, dressée par les autorités allemandes le 18 juin 1915 et reçue par l’agence le 26 juin 1915. Cette information a été portée à la connaissance de sa veuve dès le lendemain.

Son acte de décès est dressé avant d’être transcrit dans le registre des décès de la mairie de Chaumont (Haute-Marne). Henri Jacques KIEFNER est inhumé à Wisches (Bas-Rhin) dans la nécropole nationale « Wisches » (tombe individuelle, numéro 3). Il résidait à Chaumont (Haute-Marne). En 1920, sa veuve demeure à Romorantin.

Le nom d’Henri Jacques KIEFNER figure sur le monument aux morts de la commune de Romorantin, sur la plaque commémorative posée dans le hall de l’hôtel de ville et le monument érigé dans l’église Saint-Etienne (Romorantin). Il figure également sur le monument aux morts ainsi que sur la plaque commémorative de la mairie de Chaumont (Haute-Marne).

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