A l’occasion de la sixième édition du #challengeAZ, animée par la communauté des généalogistes, archivistes et autres passionnés d’histoire, j’ai décidé en ce Centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 de partager quelques-unes des 600 biographies des Morts de la Grande guerre des communes de Romorantin et Lanthenay. Elles sont tirées du bulletin spécial de la Société d’art, d’histoire et d’archéologie de la Sologne dont je suis l’auteur (n°201, 4ème trimestre 2015, toujours en vente à Romorantin-Lanthenay). Ce projet avait reçu le label de la Mission du Centenaire de la première guerre mondiale.

Une fratrie absente du monuments aux morts 

René Victor OUVRAT est né le 16 juin 1884 à Romorantin. Il est le fils d’Etienne Victor OUVRAT (25 ans, tisseur) et de Joséphine VASSEUR (24 ans, ouvrière en laine). Au moment de son recensement au titre des obligations militaires (classe 1904, bureau de Blois, matricule 814), il résidait à Romorantin et exerçait la profession d’ouvrier en laine. Il avait épousé Gabrielle ROBERT le 27 avril 1911 à la mairie de Romorantin. Rappelé à l’activité par le décret du 1er août 1914 portant mobilisation générale, René Victor OUVRAT prend part à la campagne contre l’Allemagne. Soldat au sein du 113ème RI, René Victor OUVRAT est tué à l’ennemi le 29 octobre 1916 près de la commune de Douaumont (Meuse), ravin de la Fausse Côte.

Son acte de décès est dressé le 3 novembre 1916 sans qu’il ait été possible de constater la réalité de son décès en raison d’une déclaration trop tardive. Il est transcrit le 12 mars 1917 dans le registre des décès de la mairie de du 16ème arrondissement de Paris. René Victor OUVRAT résidait à Paris (16ème arrondissement), 23 rue d’Auteuil.

Décoré à titre posthume de la médaille militaire, René Victor OUVRAT est également titulaire de la Croix de guerre avec une étoile de bronze : « brave soldat. Tué à l’ennemi, le 29 octobre 1916, devant Douaumont, en faisant vaillamment son devoir ».

Il est le frère d’Emile Edmond OUVRAT (1880-1915), décédé un an plus tôt des suites de blessures de guerre entre les communes de Virginy et Massiges (Marne).

Si le nom de René Victor OUVRAT ne figure sur aucun monument aux morts de la ville de Romorantin-Lanthenay, contrairement à son frère Emile, il figure en revanche dans le projet de livre d’or du 16ème arrondissement de Paris.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *